mercredi 20 mars 2013

LE QUAI, la nouvelle production presentée au Festival Igloo


LE QUAI 
Libre adaptation du Quai de Ouistreham de Florence Aubenas
Adaptation Anne Seiller, Deborah Banoun, Linda Blanchet
Direction artistique : Deborah Banoun

Lumières : Sean Seago
Distribution : Nina Boukhrief, Thierry Blanc, Anne Seiller, Antoine Berry-Roger (distribution en cours)

Le 24 et 25 fevrier 2013 nous avons montré une esquisse du Quai dans le cadre du Festival Igloo à Asnière
LE QUAI
NOTE D’INTENTION

Du Rêve au Cauchemar
Il était admis que le travail était à la fois une reconnaissance sociale et une activité qui permettait de rester en éveil. Pour certains un rêve, une étoile accessible au mortel.

Aujourd'hui nous sommes à l'heure du travail rentable. Nous devons produire à moindre coup. Être productif et silencieux, performant et peu onéreux, solide et flexible, aimable et redoutable.

Ces messages sont permanents, omniprésents, ils nous façonnent insidieusement, ils font de nous tantôt des victimes, tantôt des bourreaux, sous la bannière étoilée de la rentabilité. 

Nous vivons ballottés dans ces contradictions, suspendus à l'indicible d'un cauchemar dont Kafka se serait délecté. Il s'agit cependant d'une réalité prégnante pour beaucoup de salariés, qu'ils soient cadres, responsables ou simples techniciens.

J'ai eu envie de raconter cette histoire sous le prisme du conte. J'ai éprouvé la nécessité de lui donner une ouverture poétique, de permettre au spectateur de rentrer de façon moins frontale dans cette histoire douloureuse. Mais surtout je crois, que nous sommes passés du rêve au cauchemar. A travers LE QUAI nous racontons la marche de notre société contemporaine. Il fut un temps où trouver du travail était facile.

Il était une fois, il y a fort longtemps, un autre monde avait été rêvé....

Une pièce grinçante
LE QUAI est une pièce que je souhaite à la fois comme un constat cynique de notre société productiviste mais aussi une pièce parsemée d'humour et aux personnages attachants. Où les souffles de vie rentrent par effraction dans cette machine à broyer l'homme. Un conte moderne cruel aux accents de BRAZIL de Terry Gilliam. Une fable racontée par Desproges et les Monty Python.

Deborah Banoun
Directrice artistique


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